analyse du résultat comptable

Pour rappel, les Produits, comme le chiffre d’affaires facturé contribuent à l’augmentation du résultat d’une entreprise tandis que les Charges consommées pour produire les ventes font logiquement baisser ce résultat. Ce quatrième article de  notre série  sur les états financiers des entreprises va vous aider à trouver l’origine des bénéfices ou les causes des pertes comptables, par la lecture de l’arrêté comptable et plus spécifiquement, du compte de résultats.

Le PCG détermine la structure du compte de résultats normalisé

La Loi impose aux entreprises de France de présenter leur compte de résultat par nature de Charges et par nature de Produits.
Par exemple, du côté des Produits, les ventes de marchandises sont comptabilisées distinctement des prestations de services ou des ventes de travaux ; il s’agit simplement d’une segmentation par nature de produit.
Du côté des charges, on comptabilise séparément les honoraires des loyers, par exemple, et on ne mélange pas les achats de marchandises ou les taxes et impôts avec les salaires.
Chaque nature de Charge ou de Produit correspond à une classification légale reprise dans le Plan Comptable Général. Mais rassurez-vous, il est inutile d’être expert en comptabilité pour savoir lire un bilan ou un compte de résultat.

Recherche l'origine des bénéfices ou des pertes

Ce qui est important c’est de se souvenir que, pour chaque nature de charges, pour chaque nature de produits, l’analyste que vous allez devenir grâce à cette formation doit se poser une question unique : dans le compte de résultat que j’examine, qu’est ce qui relève de l’exploitation, le cœur de métier habituel, qu’est-ce qui relève d’éléments financiers et enfin qu’est-ce qui impacte ce compte de résultat de manière exceptionnelle.


Un élément exceptionnel, favorable ou défavorable ne se reproduira pas de sitôt, vous ne devez pas en tenir compte si vous voulez seulement vous faire une idée de la rentabilité d’une exploitation.


Un résultat financier déficitaire montre que l’entreprise paie des intérêts. Elle est donc endettée. Cet endettement doit être envisagé différemment s’il est stratégique, que s’il est subi. Les risques ne sont pas les même dans une entreprise qui a emprunté pour financer son développement que dans une entreprise qui a dû faire appel au banquier parce qu’elle peine à faire face à ses dépenses d’exploitations de court terme : achats, salaires, frais généraux.

La rentabilité de l’exploitation compte plus que tout

Le résultat d’exploitation, soit la différence entre le produit des ventes, le chiffre d’affaires et le coût de revient des ventes (charges d’exploitation) est une donnée clé. Dans un modèle économique maîtrisé, le résultat d’exploitation est bien sûr bénéficiaire, mais il est aussi suffisant pour couvrir aussi les charges financières ou exceptionnelles. Dans ce cas, bravo, le seuil de rentabilité est atteint.


Le calcul du résultat d’exploitation se fait en soustrayant les charges d’exploitation du montant des produits d’exploitation.

Un résultat financier déficitaire ?

Le calcul du résultat financier se fait en soustrayant les charges financières des produits financiers. C’est assez rare de voir une société commerciale avec un résultat financier largement positif car, à par les banques, les entreprises sont plus souvent emprunteuses qu’épargnantes. Donc, le plus souvent, elles paient davantage d’intérêts bancaires qu’elles ne touchent de produits pour leur épargne.

 Logiquement, s’il n’y a pas de charges financières, vous ne trouverez pas d’emprunts en cours en examinant le bilan qui vient avec le compte de résultat que vous avez entre les mains.

Calcul du résultat exceptionnel

Enfin, le résultat exceptionnel se calcule en soustrayant les charges exceptionnelles des produits exceptionnels.

Votre analyse globale du compte de résultats

Le résultat global d’un exercice comptable est le cumul des 3 résultats illustrés ici.

Pour faire un peu d’analyse, par exemple, une perte expliquée par un élément exceptionnel est, à priori moins préoccupante que si, après analyse des 3 niveaux de résultat « Exploitation », « Financier » et « Exceptionnel », on en en arrive à conclure que l’entreprise perd de l’argent sur l’exploitation, en faisant mal son cœur métier ou si on constate que la charge financière qui résulte d’un endettement, trop élevé ou mal négocié, pèse exagérément sur la rentabilité de l’entreprise, sur son résultat annuel.

Compte de résultat : se poser les bonnes questions